Et oui je suis une periode poésie , est ce de lire sur vos blogs tant de belles choses refletant vos belles Ames !! probablement , je veux dans ce billet vous faire part d'un poeme assez etrange et fascinant a la fois de beauté et d'ignominie , nous prouvant nous tous le paradoxe de la beauté et la cruauté de la vie ,de l'amour et de la mort , c'est un peu long mais ça vaut le coup !! enfin moi j'aime !!
Une Charogne.
Rappelez-vous l'objet que nous vîmes, mon âme,
Ce beau matin d'été si doux :
Au détour d'un sentier une charogne infame
Sur un lit semé de cailloux,
Les jambes en l'air, comme une femme lubrique,
Brûlante et suant les poisons,
Ouvrait d'une facon nonchalante et cynique
Son ventre plein d'exhalaisons.
Le soleil rayonnait sur cette pourriture,
Comme afin de la cuire à point,
Et de rendre au centuple à la grande nature
Tout ce qu'ensemble elle avait joint ;
Et le ciel regardait la carcasse superbe
Comme une fleur s'épanouir.
La puanteur etait si forte, que sur l'herbe
Vous crûtes vous évanouir.
Les mouches bourdonnaient sur ce ventre putride,
D'ou sortaient de noirs bataillons
De larves, qui coulaient comme un épais liquide
Le long de ces vivants haillons.
Tout cela descendait, montait comme une vague,
Ou s'élancait en pétillant ;
On eût dit que le corps, enflé d'un souffle vague,
Vivait en se multipliant.
Et ce monde rendait une étrange musique,
Comme l'eau courante et le vent,
Ou le grain qu'un vanneur d'un mouvement rythmique
Agite et tourne dans son van.
Les formes s'effaçaient et n'étaient plus qu'un rêve,
Une ébauche lente à venir,
Sur la toile oubliée, et que l'artiste achève
Seulement par le souvenir.
Derrière les rochers une chienne inquiete
Nous regardait d'un oeil fâché,
Epiant le moment de reprendre au squelette
Le morceau qu'elle avait laché.
Et poutant vous serez semblable à cette ordure,
A cette horrible infection,
Etoile de mes yeux, soleil de ma nature,
Vous, mon ange et ma passion !
Oui ! telle vous serez, ô reine des grâces,
Apres les derniers sacrements,
Quand vous irez, sous l'herbe et les floraisons grasses.
Moisir parmi les ossements.
Alors, ô ma beauté ! dites à la vermine
Qui vous mangera de baisers,
Que j'ai gardé la forme et l'essence divine
De mes amours décomposées !
Charles BAUDELAIRE
j'aime beaucoup Beaudelaire, pas toujours très gaie. passe une douce nuit mon ami, bisous et léchouille d'une louve
J'adore Baudelaire..
Ce poeme est d'une morbidité presque romantico sensuel si je peut m'exprimer ainsi...
La mort est quelque chose qui fait peur l'inconnu...
Impressionnant de romantisme morbide, celui-là... Mais le romantisme est intimement lié à la mort, alors... Avec moult détails néanmoins... Une certaine lucidité de la vie... qui n'a rien d'éternelle...
Baudelaire : le maître... On ne s'en lasse jamais.
Bises.
Je viens de voir que tu avais laissé un petit mot sur mon livre d'or, alors je voulais t'en remercier sincèrement. Un petit air de romantisme en effet... Et merci pour les chandelles... Je les allume et je t'attends pour dîner !!
Bises.
Mince moi qui aodre te lire...
Mais qui ne laisse pas indiférent,tant il sont puissants....